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Sauvons Peter McWilliams

Ils ont tué Peter McWilliams 


L'écrivain libertarien américain Peter McWilliams, collaborateur de "Liberty" est décédé du sida et des persécutions du gouvernement américain ce 14 juin 2000 à l’âge de 50 ans.

Peter est connu de par ses nombreux ouvrages libertariens mais aussi par le dévouement dont il a fait preuve dans la défense des malades qui ne devaient qu’à la marijuana médicale la stabilisation de leur état de santé par la plus grande tolérance envers des thérapies agressives pour l’organisme.

 

 

Son  best seller publié en 1993 "Ain't Nobody's Business if You Do: The Absurdity of Consensual Crimes in Our Free Country"  démontre l’absurdité du principe des crimes sans victimes dans un style bourré d’humour défendant le principe du “vivre et laissez vivre”.

 

L’adoption de la proposition 215 par l’État de Californie, proposition légalisant l’usage de la marijuana à usage thérapeutique, aurait du marquer la victoire définitive de l’activisme de Peter McWilliams. Au contraire, son statut d’éditeur et d’avocat de la légalisation en firent la cible des officiers fédéraux qui refusaient de reconnaître la proposition adoptée. 

 

 

Le 17 décembre 1997, des agents fédéraux du fisc et des narcotiques procédèrent à une perquisition à son domicile ainsi qu’à son bureau, confisquant ses manuscrits, son matériel et mettant en faillite sa société d’édition. En raison de ses convictions, il a été arrêté par la DEA, et traîné devant un jury fédéral pour culture de marijuana, l'accusation obtenant qu'il lui soit interdit de mentionner durant son procès qu'il était atteint du SIDA, qu'il cultivait de la marijuana pour se soigner, et que la loi californienne le lui permet !

Comme il ne nie pas avoir fait pousser de la marijuana, il devait donc  nécessairement reconnu coupable, et il ne pourra pas être condamné à une peine inférieure (mandatory term, une spécificité de la "guerre anti-drogue") à cinq ans de pénitencier, où en raison de son état de santé, il serait de toute façon mort.

Dans l’attente de sa sentence, Peter se vit interdire de cultiver de la marijuana pour son propre usage et à des fins médicales, comme l'y autorise la loi californienne. Une interdiction funeste alors qu’il ne pouvait alléger son traitement contre le sida.  Sa santé se dégrade alors  et son traitement l’empêcha définitivement de travailler, Peter perd alors tout et sa maison est saisie.

Peter était un homme doux, paisible et sensible, il faisait montre d’une tolérance à l’égard de ses ennemis qui aurait fait la fierté de n’importe quel saint. On lui demanda un jour, se sachant condamné, pourquoi il ne prenait pas un fusil pour régler ses  comptes avec ceux qui le condamnaient à mort. A cela il a répondu que son ennemi c’était l’ignorance, pas les hommes.

 La sentence devait être rendue le 15 août 2000 par le juge George H King, mais qu'importe la sentence d'une justice de façade, Peter McWilliams a été tué et ses assassins se nomment Bill Clinton et Janet Reno, coupables d'ignorance selon Peter.

 

Allez donc un peu plus loin et découvrez Peter à travers le site qui lui est dédié. 

 


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